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"Y’en a marre : une lente sédimentation des frustrations", entretien avec Fadel Barro

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"La coupe est pleine : y’en a marre" : c’est l’un des slogans des "yenamarristes", ces journalistes et rappeurs sénégalais qui mobilisent contre "la corruption, l’injustice, et la mal-gouvernance". Déjà entendu lors du Forum Social Mondial à Dakar, ce slogan s’est rapidement répandu. Sur leur pression et après quelques jours de vives tensions, le président Abdoulaye Wade avait abandonné son projet de modification de la constitution en juin dernier. À la faveur du contre-g20, Mouvements a rencontré l’un de leurs animateurs, Fadel Barro.

Qu’est-ce que ce mouvement des « Y’en a marre » ?

« Y’en a marre » c’est un mouvement apolitique, un mouvement citoyen, un mouvement qui regroupe la jeunesse sénégalaise, qui a été initié par des rappeurs et des journalistes, pour exprimer le ras-le-bol face à l’injustice sociale, la corruption et la mal-gouvernance. C’est un mouvement qui est né après avoir fait le constat que dans ce pays, le Sénégal, on vivait 20 heures de coupures d’électricité et les gens ne faisaient rien. Alors à un certain moment on s’est dit que nous les jeunes, il fallait qu’on s’engage. Qu’on s’engage pour rompre avec le fatalisme, pour rompre avec le laxisme, qu’on s’offre en exemple, qu’on s’offre en remède si jamais le pays souffre d’une plaie, qu’on soit le médicament… Pour s’engager de manière citoyenne, de manière volontaire, non pas dans le cadre d’un parti politique de manière partisane ou clanique, mais par un engagement volontaire, pour amener les élites politiques à prendre en compte les préoccupations des sénégalais, et qu’elles arrêtent d’ériger des futilités en priorités, comme on l’a vu avec le Monument de la Renaissance [1], ou quand le Président de la République a choisi de rénover son avion présidentiel à coup de milliards au moment où le Joola, le bateau qui transportait des milliers de sénégalais, ne demandait que 300 000 millions de francs CFA [2].
Malgré toutes ces crises, ce malaise que l’on rencontre au Sénégal, la cherté de la vie, il y a ces scandales financiers à coups de milliards. On s’est rendu compte que dans le pays, personne ne faisait rien, ni les syndicats, ni les partis politiques. Il n’y avait personne pour prendre en compte sérieusement les préoccupations des Sénégalais. Alors nous, jeunes, on s’est dit on s’engage dans un mouvement, qui n’est pas forcément d’une obédience politique, qui ne se réclame pas d’une doctrine, qui ne se réclame pas d’un homme politique, mais un mouvement qui est conscient de ses responsabilités, qui éveille la jeunesse à s’engager, à mettre tout de suite la main à la pâte pour fabriquer un destin meilleur.
C’est cela « Y’en a marre ». C’est un cri de ras-le-bol certes, mais c’est aussi une organisation qui réveille les gens et qui va vers l’avant.

Concrètement, ça a commencé quand ?

Le 18 janvier 2011. Mais en réalité c’est un mouvement qui a été créé de manière très spontanée. C’était le 16 janvier, on était dans notre salon, dans ce qui est devenu notre quartier général, parce que le groupe Keur Gui qui est un groupe de rap qui vient de Kaolack et moi, avec d’autres amis journalistes, avions l’habitude de nous y retrouver et de discuter, parce que nous sommes des amis d’enfance. On est tous de Kaolack. Alors le 16 on était là, et il y avait 20 heures de coupure d’électricité. Et on était là et on s’est dit « les gars on ne peut pas continuer à avoir les bras croisés et regarder toutes ces dérives, cette injustice, sans rien faire ». Et la même nuit on a rédigé une déclaration appelant toutes les forces vives, les jeunes, les marchands ambulants, les ouvriers, les cadres, etc. de tous bords à venir nous rejoindre pour qu’ensemble nous créions ce sursaut salutaire, qui va bouleverser la classe politique.

Avant cela, vous aviez des engagements politiques ?

Non. Y’a pas un seul membre, parmi les membres fondateurs qui a eu un passé partisan.

Et dans des associations, des syndicats, d’autres organisations ?

Il faut dire que Keur Gui, dès l’école primaire, c’était des contestataires. Ils étaient déjà des grévistes à l’école primaire. Au collège, ils étaient tous des grévistes. Moi aussi : j’ai fait tout le parcours syndical en milieu scolaire. J’ai dirigé de grands mouvements de grève là-bas.

Et ils avaient fait campagne pour Wade, en 2000, non ?

En 2000, nous nous sommes tous battu pour l’accession de Wade au pouvoir. Je me suis même rappelé d’une anecdote dernièrement avec Abdoulaye Wade. Il m’a une fois trouvé à Kaoloack, c’était en 1993. Il était en campagne. Il nous a trouvés là, on était en train de barrer la route. Il nous a trouvés là-bas, et il nous a donné 50 000 francs et il nous a dit « battez-vous, vous êtes sur le bon chemin ». Mais malheureusement après son arrivée au pouvoir il a trahi tout le rêve qu’il représentait. Il a dévoyé l’alternance. L’alternance est devenue un cauchemar. Je vous ai parlé des scandales financiers, je vous ai parlé de la corruption, je vous ai parlé des mallettes qu’il donne. Il a osé en donner à Alex Segura, le représentant du FMI au Sénégal. Les journalistes sont intimidés.

Nous on s’est dit, à un moment donné : on a changé Abdou Diouf par Abdoulaye Wade en 2000, mais au fond rien n’a changé, sinon que ça va de mal en pis. Aujourd’hui, on ne mise plus sur un homme, mais on mise sur la population sénégalaise. On ne mise pas sur un parti politique, mais on mise sur la jeunesse de manière générale.

Pour l’élection présidentielle de février prochain, vous dites quoi ? qu’il faut aller voter ? qu’il faut voter pour un candidat en particulier ?

Qu’il faut aller voter. Nous allons aider. « Y’en a marre » s’engage à éclairer le choix des citoyens.

Sans prendre parti ?

Sans prendre parti. Non pas en les orientant vers un homme, vers juste pour leur dire : nous assumons nos responsabilités. Et tout candidat qui aspire à diriger ce pays, nous allons dire tout ce qu’il a fait, quelle est sa responsabilité dans ce que nous vivons aujourd’hui. Il faut que les politiciens commencent à dégonfler, commencent à accepter de rendre compte aussi. Nous voulons qu’ils commencent tout de suite à rendre compte, qu’ils s’expliquent sur leurs actions et sur leur responsabilité dans la situation de ce pays. La campagne que nous allons lancer, qui s’appelle la « campagne electorap » va permettre d’écouter les candidats. Nous allons les auditionner, les amener à s’excuser s’il y a lieu de s’excuser, à rendre compte de leurs actions et aussi à signer le code du NTS, le code du Nouveau Type de Sénégalais, le code que nous avons rédigé, et qui revient sur les engagements du président à respecter les préoccupations des sénégalais.
Donc nous allons participer à la campagne. Mais non pas pour aider un homme, juste pour éclaire le choix de la population. Parce que ce que nous voulons, c’est que Y’en a marre résiste aux élections de 2012. C’est que après les élections de 2012, on entame le véritable travail de changement de mentalité, de changement de comportement, pour jeter résolument les voies d’un développement dans notre pays.

Quel rôle joue le hip-hop là-dedans ? Comment ça se passe ?

Le hip-hop joue un rôle très important. Quand on a lancé le mouvement on s’est appuyé sur l’appareil du mouvement hip-hop. Parce que le mouvement hip-hop a tout un appareil.

Il y a une grosse scène au Sénégal ?

C’est une grosse scène. Dans toutes les localités, les plus reculées s’il n’y a pas un rappeur, il y a au moins un fan de rap. Et on s’est appuyés sur cet appareil-là, sur cette représentation du hip-hop un peu partout dans le pays pour tisser, pour faire le maillage des Y’en a marre. Ensuite d’autres gens sont venus se greffer. On utilise beaucoup les moyens du hip-hop, c’est à dire la musique : on fait beaucoup de production musicale, on fait beaucoup de concerts, mais on les appelle des « concerts pédagogiques », où il y aura des prises de parole en même temps, le public vient prendre la parole, pose des questions sur le mouvement et on répond, et on apporte des éclairages sur les questions de citoyenneté.
C’est très difficile parce que l’autorité nous arrête très souvent, elle n’autorise pas nos manifestations. Mais on continue avec la « Urban Guerilla Poetry ». Quand ils ont commencé a arrêté les concerts pédagogiques, on avait fait des concerts mobiles, à bord de véhicules. On n’a pas eu assez de moyens pour en faire beaucoup et on n’avait pas assez d’autorisations. Donc on a utilisé la « Urban Guerilla Poetry ». On utilise des rappeurs qui montent sur des lignes de bus, pour déclamer des couplets qu’on avait préparé au préalable, dans les bus, sur les places de marché, etc.
Donc on utilise les moyens du hip-hop pour toucher un large public. Ce qui nous a donné beaucoup de succès, ce qui nous a permis de vulgariser notre mouvement.

Et Keur Gui, par exemple, c’est un groupe qui est connu ? Il passe à la radio ?

Il y a des groupes très connus, d’autres qui sont de l’underground. Et on passe aussi sur les émissions hip-hop, pour parler du message de Y’en a marre. Dans toutes les émissions de hip-hop au Sénégal, depuis un certain temps, ils ne parlent que des Y’en a marre. Soit ce sont des anti-yenamarriste, soit c’est des propos yenamarristes, mais le débat est toujours à propos de Y’en a marre. Le débat autour du hip-hop a tourné. Y’en a marre a amené le hip-hop à un autre pallier, de prise de parole et de participation au débat politique.

Il y a beaucoup de mouvements ou de luttes au Sénégal : contre les coupures de courant, il y a même eu des émeutes, dans les banlieues de Dakar avec les inondations, en juin dernier contre Wade, etc. Ça s’inscrit dans le mouvement ?

Y’en a marre enregistre toutes ces frustrations-là. Parce que l’excitation des gens attire tous les frustrés, tous les indignés. Nous on a démarré le 18 janvier, par une conférence de presse. Mais aussitôt après toutes les autres forces sont venues se greffer au mouvement. Ce qui fait que quand on sort c’est vraiment explosif. Par exemple, les marchands ambulants sont venus nous rejoindre. Sur les inondations, on travail beaucoup avec les sinistrés, on travail sur les coupures d’électricité. C’est devenu une particularité des Y’en a marre. Quand il y a une coupure, on dit maintenant « ah où sont les Yenamarristes ». Les coupures, ça continue. Dernièrement, on a donné un ultimatum à l’Etat. On a dit « jusqu’au 11 octobre, si vous ne résolvez pas la question des coupures d’électricité, vous allez nous entendre ». Il y a eu une nette amélioration, il y a un retour à la normale, et ça c’est vraiment extraordinaire, parce que d’autres on essayé avant et n’ont pas obtenu satisfaction. Ça montre l’ampleur du mouvement actuellement.

Le forum social mondial de Dakar, en février dernier, c’était un moment important pour le mouvement ?

Le forum a été un moment important pour exposer notre mouvement pour la première fois.

Il y avait notamment eu, pendant le forum, des manifestations d’étudiants qui protestaient contre l’augmentation des frais d’inscription à l’université…

Oui, on avait enregistré toutes ces frustrations. On est venu là-dessus, on exposé Y’en a marre. C’était notre première marche. Donc le forum nous a permis de nous montrer. Quand le 23 juin il y a eu les émeutes contre le projet de loi [3], toute la presse qui était au forum social mondial s’est dit « ah oui, c’est les yenamarristes » et ils avaient déjà nos contacts.

Est-ce que les syndicats ou d’autres organisations travaillent avec vous ? ou bien vous gardez des distances ?

On est très frileux sur cette question de l’instrumentalisation. Si le système des syndicats fonctionnait normalement, Y’en a marre n’aurait pas sa place dans l’espace politique sénégalais.

Et avec les syndicats de la Sénélec [4], par exemple ?

Ils n’ont rien foutu. Soit ils sont corrompus par le pouvoir, soit ils sont laxistes. Ils remettent à demain, ou bien ils disent qu’ils vont essayer. Mais le rôle d’un syndicat c’est d’exiger qu’il y ait des solutions. Si le syndicat se met à expliquer la situation, qui va trouver la solution ? Ils essaient d’expliquer, d’excuser… Depuis que Y’en a marre est là, on fait le combat, on met suffisamment de pression sur les autorités. Alors tout le monde veut être avec nous, mais nous on est très vigilants de ce côté là. Il y a les ONG qui nous approchent, mais quand elles vous financent elles vous mettent des œillères, elles vous mettent dans ces carcans. Donc on est restés, on reste à ce stade là de mouvement naïf, rêveur, mais qui y croit, qui croit qu’il peut faire des choses sans forcément avoir besoin de quelqu’un qui va le guider.
Nous restons équidistants vis-à-vis des partis politiques. Même si le parti au pouvoir surtout essaie par tous les moyens de corruption ou d’intimidation de nous faire céder, on reste déterminés à aller jusqu’au bout. Au fond, pour les Y’en a marre, au-delà des questions ponctuelles que nous soulevons au Sénégal, il y a une envie de sortir notre pays du sous-développement. Ce n’est pas normal qu’au 21ème siècle on reste un pays et un continent qui sont toujours dépendants, par la seule faute d’une élite politique peu soucieuse des intérêts de sa population. C’est par la seule faute des personnes qui sont là, qui surfent sur la misère et sur l’ignorance de la population qu’on n’avance pas ensemble vers le développement. Parce que ce qui manque à l’Afrique, ce n’est pas les moyens. C’est d’insuffler la dynamique vraie du changement, la politique du volontariat. C’est ça que porte Y’en a marre. On est en train de créer les conditions d’une véritable démocratie participative, en incitant les jeunes à s’engager et à s’intéresser à la conduite de leur pays. Non pas forcément pour un homme, comme ils ont l’habitude de le faire, ou bien pour un parti politique comme on a l’habitude de le faire, mais pour eux-mêmes, pour leur avenir.
Et cette masse critique qu’on est en train de réveiller, une fois qu’elle sera établie, quiconque sera élu demain, peu importe, tant qu’il trouvera face à lui une barrière. Et c’est ça un peu aussi le rôle des altermondialistes, en Europe. Au fond le discours, pour moi, ne doit pas s’adresser aux Nicolas Sarkozy ou aux Abdoulaye Wade, parce qu’au fond, eux, ce sont déjà des pourris, et on n’y peut rien. Ils sont dans un système auquel on ne peut rien changer. Mais nous, on doit réveiller le maximum de gens qui doivent élire. Et c’est cela que l’on est en train de créer au Sénégal. Sur les inscriptions sur les listes électorales, on a un bon taux de participation des jeunes. Et on espère que d’ici 5 ans ou 10 ans les choses vont véritablement changer.

Vous parliez d’un mouvement naïf et rêveur. Naïf et rêver certes, mais il y a eu de la répression, des arrestations, etc. Ce n’est pas juste un rêve…

On a eu une répression terrible. On a tous pris des coups de matraque. Certains d’entre nous ont été emprisonnés, nonobstant le harcèlement policier. De plus en plus, quand vous portez un t-shirt Y’en a marre, comme je le fais ici, de plus en plus, les gens commencent à être furieux. Parce qu’il y a apparemment des brigades qui circulent dans la ville et qui cherchent des yenamarristes pour les bastonner ou enlever leurs t-shirts. C’est vous dire que c’est pas facile. Parce que nous avons en face de nous un régime aux abois, qui tire sur tout ce qui bouge parce qu’il a peur de perdre le pouvoir.
Mais nous on réagit de manière délicate. Mais s’il faut, nous sommes naïfs d’accord, nous sommes non-violents d’accord, mais jusqu’à la limite du possible. S’il faut descendre dans la rue on le fait. S’il faut prendre des coups on les prend. On se laisse pas faire.

Vous évoquiez les révoltés et les indignés… ça évoque bien sûr les mouvements en Espagne et ailleurs dans le monde… Y’en a marre est né juste après la chute de Ben Ali, en pleines révolutions arabes…

Je dis souvent que nous partageons en réalité un même monde injuste. Que vous soyez aux Etats-Unis, que vous soyez en France, en Italie ou en Espagne, à Dakar ou à Kigali, si vous êtes jeunes et conscient, vous sentez que vous êtes linkés avec les jeunesses du monde entier, parce qu’elles subissent le diktat d’un système qui est en train de faire n’importe quoi de ce monde. On partage avec le monde entier aussi un système qui corrompt et qui est corrompu. Nous souffrons tous du diktat du capitalisme. Nous souffrons du commerce pas du tout équitable. Nous en souffrons tous. Et c’est dommage, parce que nous les africains, nous souffrons le plus de ce système là, mais c’est nous qu’on entend le moins.

Et au fond ceux qui se mobilisent en Europe, ils crient plus pour nous que pour eux-mêmes. Alors on doit leur répondre et leur dire « vous savez, nous vous avons entendu » et on doit se battre à notre niveau. Donc on se bat avec les moyens du bord. Vous, vous pouvez le faire à votre niveau, vous avez de l’influence. Et Abdoulaye Wade à Dakar, il retrouve cette jeunesse qui est déterminée, et linkée avec ces mêmes gens indignés en Europe. De la même manière que l’oppression, le diktat du capitalisme, est imposé au monde entier, de la même manière la lutte doit être linkée mondialement.

On ne pouvait pas voir ce qui se passait en Tunisie et être au Sénégal, avoir des problèmes semblables, et ne pas être inspirés. Y’en a marre fait une lente sédimentation des frustrations, qui a explosé en janvier. Peut-être que s’il n’y avait pas eu la Tunisie, on se serait quand même levés. Mais ça nous a inspiré. Même si nous n’avons pas les mêmes réalités. Donc les formes de luttes sont différentes. Parce que nous nous avons un régime pseudo-démocratique, avec de la liberté d’expression, quoique l’on puisse dire. Abdoulaye Wade, c’est nous qui l’avons élu, donc on a les moyens de le démettre. Donc on a voulu garder cette option démocratique et ne pas embraser tout de suite le pays et aller vers d’autres aventures. Nous avons des élections en 2012. Mais s’il tente de manipuler l’élection il nous trouvera sur son chemin.

Publié par Mouvements, le 5 novembre 2011. http://www.mouvements.info/Y-en-a-marre-une-lente.html

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1 Message

auteur Nicolas Haeringer
Membre du comité de rédaction de Mouvements.

Notes

[1] Le « monument de la renaissance africaine » est une gigantesque sculpture érigée sur une colline de Dakar, qui a coûté près de 15 milliards de CFA (plus de 20 millions d’euros).

[2] Le Joola assurait la liaison entre Dakar et la Casamance. Il a coulé en septembre 2002, entrainant la mort de près de 2000 passagers.

[3] Qui modifiait la constitution et instaurait l’élection simultanée d’un président et d’un vice-président – projet qui était perçu comme un moyen d’installer l’un des fils de Wade au pouvoir. Le projet de loi a été retiré.

[4] Électricité du Sénégal

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Altermondialismes Luttes sociales

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