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Enquête sur la diversité : le savoir que refuse SOS Racisme

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INTERVENTION. Lancée par SOS Racisme, une pétition fait l’amalgame entre recherche et fichage ethnique. Un collectif de chercheurs proteste, inquiets des difficultés croissantes à réaliser des enquêtes qui touchent à l’immigration, aux discriminations et au racisme. 15 novembre 2007.

A l’initiative de SOS-racisme, une nouvelle pétition vient d’être lancée contre « les statistiques ethniques », intitulée : « Fiche pas mon pote ». Elle prend pour cible « une grande enquête publique » qui « prévoit de demander à 24 000 personnes de répondre à des questions comme ’’De quelle couleur de peau vous diriez-vous ?’’ » ou ’’Avez-vous une religion ? Si oui, laquelle ?’’ Etc. », et elle appelle d’urgence à « se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République ». De quoi s’agit-il ? Depuis plus de deux ans, un groupe d’une quinzaine de chercheurs préparent sous l’égide de l’INSEE et de l’INED une enquête intitulée "Trajectoires et Origines, enquête sur la diversité des populations en France", qui a pour objectif d’analyser l’impact de l’origine dans l’accès au logement, à l’éducation, à l’emploi, aux loisirs, aux services publics et prestations sociales, aux réseaux de relations, etc.. Le questionnement porte sur l’ensemble des facteurs –sociaux, culturels, générationnels, géographiques, liés à l’origine ou au sexe - susceptibles d’intervenir pour favoriser ou limiter cet accès aux ressources.

La couleur de peau et la religion en font partie, parmi d’autres. Il ne s’agit nullement « d’enfermer » les personnes interrogées dans des « catégories ethno-raciales », il ne s’agit nullement de recenser les personnes selon leur origine, de faire des « statistiques ethniques » mais plutôt d’évaluer, de mesurer la place de l’ethnicité dans la définition de soi, dans l’assignation à une différence non revendiquée et dans les trajectoires socio-professionnelles. Libre à la personne interrogée de répondre ou de ne pas répondre, de se sentir ou non discriminée en raison de sa couleur de peau ou de sa religion, de mettre en avant plutôt le fait d’être une femme, ouvrière ou employée, trentenaire, ou habitant en banlieue, ou tout ça à la fois ! Contrairement à ce que laisse entendre la pétition, l’échantillon ne se limite pas aux « victimes potentielles » du racisme et des discriminations. Il est conçu pour représenter l’ensemble de la population résidant sur le territoire, dans sa diversité, en comparant cinq groupes distincts : un échantillon de 9 600 immigrés, un échantillon de 9 600 descendants directs d’immigrés, un échantillon de 800 originaires des DOM, un échantillon de 800 descendants d’originaires des DOM nés en métropole et un échantillon de 3 400 personnes nées en France de parents tous deux nés en France métropolitaine. La visée de l’enquête est scientifique, sa démarche rigoureuse et systématique. S’il est légitime que les acteurs de la société civile interpellent les scientifiques, il serait ironique que des associations qui ont pour objectif de défendre les droits et les libertés cherchent à imposer une censure préalable de la recherche. Il est toujours dangereux que des acteurs politiques prétendent dire quelle est la « bonne » science !

Remplacer l’enquête, comme le suggère la pétition, par du testing à grande échelle, n’a pas de sens. Le testing a toute son utilité pour révéler des pratiques discriminatoires ouvertes. Il ne permet pas de reconstruire et comparer des trajectoires socio professionnelles, d’aller à la racine des inégalités et de repérer leur imposition, fût-elle involontaire. Du reste, en choisissant de présenter des candidats « noirs », « arabes » ou « maghrébins » et « français blancs », le testing manipule les catégories par lesquelles se construisent les discriminations. On n’échappe pas si facilement à la catégorisation ! Accuser enfin les chercheurs et les chercheuses mobilisés dans cette entreprise de renier les principes de la république est une insulte qui laisse incrédule. Leur souci premier est de comprendre et d’expliquer les atteintes au premier des droits proclamés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et repris par la Constitution : l’égalité.

Signataires :

Valérie Amiraux, sociologue, CNRS/Université de Montréal

Armelle Andro, démographe, Paris1/ Ined

Lionel Arnaud, sociologue, Université de Rennes 1

Christelle Avril, sociologue, Université Paris 8.

Marie-Hélène Bacqué, sociologue, CNRS-université d’Evry

Nathalie Bajos, socio-démographe, INSERM-INED

Nicolas Bancel, historien, Université de Lausanne

Philippe Bataille, sociologue, Université de Poitiers-CADIS

Martine Barthélemy, politiste, CEVIPOF

Alain Battegay, sociologue, CNRS

Jean Baubérot. sociologue, EPHE

Cris Beauchemin, démographe, INED

Yann Beldame, doctorant en anthropologie, EHESS-Paris.

Alban Bensa, anthropologue, EHESS

Laure Bereni, politiste, Centre Maurice Halbwachs.

Jean-Marc Bernard, économiste, IREDU

Fabienne Berton, socio-économiste, LISE CNRS-CNAM

Christophe Bertossi, Politologue, Ifri

Antoine Bevort, sociologue, LISE- CNAM

Pierre Billion, sociologue Université de Tours – Citeres

Marie-Claude Blanc-Chaléard historienne, Université de Paris I

Carole Bonnet, économiste, INED

Daniel Borrillo, juriste, CERSA-CNRS

Said Bouamama, sociologue, I.F.A.R. Lille

Dominique Boullier, sociologue, université Rennes 2

Jean Bourdon, économiste, IREDU-CNRS

Michel Bozon, sociologue, INED

Yaël Brinbaum, sociologue, IREDU-Université de Bourgogne

Sylvain Brouard, politiste, CEVIPOF

Marie Buscatto, sociologue, Université de Paris 1

Emmanuelle Cambois, Chargée de recherche à l’INED

James Cohen, politologue, Université de Paris VIII

Stéphanie Condon, géographe, Ined

Philippe Corcuff, politiste, IEP de Lyon

Philippe Coulangeon, sociologue, CNRS/Sciences-Po

Olivier Cousin, Sociologue, CADIS-CNRS

Thomas Coutrot, économiste, Dares

Françoise Cribier, géographe, CNRS, CMH

Yves Deloye, politiste, paris 1

Christine Delphy, sociologue, CNRS.

Véronique De Rudder, sociologue, URMIS-CNRS

Aline Désesquelles, démographe, INED

Cécile Détang-Dessendre, économiste, INRA-CESAER

Andrew Diamond, historien, Université de Lille 3

Milena Doytcheva, sociologue, Université de Lille 3

Sophie Duchesne, politiste, CEVIPOF

Jean-Marc Dupuis économiste CREM

Marie Duru-Bellat, sociologue-professeur des universités

Géraldine Duthé, démographe, INED

Renaud Epstein, sociologue,ENS Cachan

Eric Fassin sociologue ENS

Dan Ferrand-Bechmann Professeur à l’Université de Paris 8

Séverine Fontaine, doctorante en sociologie, EHESS,

Denis Fougere Economiste, Directeur de Recherches au CNRS

Joëlle Gaymu, démographe, INED

Bertrand Geay sociologue, Université de Picardie Jules Verne

Laurent Gobillon, économiste, INED

Nacira Guénif-Souilamas, sociologue, Paris 13

Nancy Green, historienne, EHESS

André Grelon, sociologue, directeur d’études EHESS

Jean-Paul Grémy Chercheur associé au CMH

Gérôme Guibert sociologue Lise, CNRS-Cnam

Virginie Guiraudon, politiste, CNRS-CERAPS, Lille

Florence Haegel, politiste, sciences-po

Christelle Hamel, sociologue, INED.

Reguina Hatzipetrou-Andronikou, Sociologue, CMH-PRO, EHESS

Alban Jacquemart, Sociologue, CEMS, EHESS

Maryse Jaspard, démographe, Université Paris1/Ined

Kerbourc’h Sylvain Sociologue CADIS-EHESS

Annick Kieffer Ingénieur de recherche au CNRS, SNTRS-CGT

Thomas Kirszbaum, sociologue, Université d’Evry Val d’Essonne (GEPECS, Paris V)

Gilles Laferté, sociologue, INRA

Antoine Lazarus professeur de médecine en Santé Publique et Médecine, Université Paris 13, Bobigny.

Joël Lebret, Doctorant en sociologie

Arnaud Lefranc, économiste, université de Cergy-Pontoise

Jocelyne Léger, Ingénieur CNRS, SNTRS-CGT

Christine Lelevrier, sociologue, IUP, Université Paris-XII

Eléonore Lépinard, Sociologue, ENS-Cachan

Yannick L’Horty, économiste, Université d’Evry Val d’Essonne/Centre d’Etudes de l’Emploi

Marie Lesclingand, démographe, Université de Nice/Ined

Michalis Lianos, sociologue, Université de Rouen

Françoise Lorcerie politiste CNRS-IREMAM

Eric Macé, sociologue, CADIS

Mohamed Madoui Sociologue, Enseignant-chercheur, CNAM, LISE-CNRS

Thierry Magnac, économiste, Université des Sciences Sociales de Toulouse

Catherine Marry, sociologue, CNRS

Bénédicte Martin, maître de conférences en sciences économiques, Université du Havre

Marco Martiniello sociologue, CEDEM/Université de Liège

Antoine Math, économiste, IRES

Guy Michelat sociologue, CNRS-CEVIPOV

Nonna Mayer, politiste, CNRS-CEVIPOF

Sarah Mazouz, doctorante (sciences sociales), EHESS.

Laure Moguérou, démographe, INED

Denis Meuret, IREDU,Université de Bourgogne

Dominique Meurs, économiste, INED et ERMES

Tariq Modood, sociologue, Université de Bristol

Laurent Mucchielli, sociologue, CNRS

Nadia Nakhili,doctorante Sciences de l’éducation IREDU

Pap Ndiaye, historien, EHESS

Olivier Noël, sociologue ISCRA-INED

François Orivel, économiste, IREDU-CNRS

Rim Otmani, sociologue, Centre Maurice Halbwachs

Ariane Pailhé, économiste, INED

Jean-Louis Pan Ké Shon, Statisticien, Ined

Paul Pasquali, doctorant en sociologie, Ens-Ehess

Jean-Jacques Paul, économiste, IREDU-Université de Bourgogne

Jean-Paul Payet, sociologue, Université de Genève

Camille Peugny, sociologue, Sciences Po, ATER à l’Université de Bourgogne

Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie

Alexandre Piettre, sociologue, CSPRP-Université de Paris 7

Jean-Luc Primon, sociologue, Université de Nice

France Prioux, démographe, INED

Stéphanie Pryen, sociologue, Clersé-Université Lille III

Arnaud Régnier-Loilier, Sociologue, INED

Benoît Riandey, statisticien, INED

Daniel Sabbagh, politiste, CERI Sciences Po

Mirna Safi, sociologue, Sciences-Po

Valérie Sala Pala, MCF en science politique, Université de Saint-Etienne

Emmanuelle Santelli, sociologue, chargée de recherche CNRS.

Harris Selod, économiste, Ecole d’Economie de Paris

Michel Simon, sociologue, Lille 1

Patrick Simon, démographe, INED

François de Singly, sociologue, Université Paris Descartes

Yves Sintomer, sociologue, Paris 8-Centre Marc Bloch

Joan Stavo-Debauge, sociologue, GSPM-EHESS

Roxane Silberman, sociologue, CNRS

Anne Solaz, économiste, INED

Nicole Tabard sociologue CNRS

Xavier Thierry, démographe, INED

Olivier Thévenon, économiste, INED

Laurent Thévenot, Directeur d’études, EHESS

Vincent Tiberj, politiste, CEVIPOF

Laurent Toulemon, démographe, INED

Alain Trannoy, économiste, EHESS

Alain Trautmann, immunologiste, Cochin/INSERM

Françoise Vergès, politiste, Londres, Réunion

Dominique Vidal, sociologue, Université de Lille 3

Signataires internationaux :

Richard Alba, sociologue, University at Albany, SUNY (US)

Rosa Apparicio, sociologue, Université Comillas (Espagne)

Michael Banton, Sociologue, UK

Rainer Bauböck, politiste, European University Institute, Florence (Italie)

Frank Bean, socio-démographe, Université de Californie-Irvine (US)

Richard Black, geographe, University of Sussex (UK)

Michael Bommes, sociologue, IMIS-Osnabrück University (Allemagne)

John Bowen, anthropologue, Washington University à St. Louis (US)

David Card, Professor of Economics, University of California, Berkeley

Thomas D. Cook, sociologue, Northwestern University

Olivier De Schutter, juriste, Université Catholique de Louvain (Belgique)

Don DeVoretz, economiste, Simon Fraser University (Vancouver), IZA (Bonn) et Asia Pacific Foundation of Canada

Nancy Foner, sociologue, Graduate Center City University of New York (US)

Richard B. Freeman, économiste, Harvard University, London School of Economics et NBER

Gaele Goastellec, sociologue, Université de Lausanne/OSPS (Suisse)

George Groenewold, demographe, NiDi (Pays-Bas)

Ramon Grosfoguel, anthropologue,Université de Californie-Berkeley (US)

Alec Hargreaves, sociologue, Florida State University

Anthony Heath, sociologist, University of Oxford (UK)

James J. Heckman, Professor of Economics, University of Chicago, Prix Nobel d’ Economie (2000)

Denise Helly, sociologue, INRS, Montréal (Canada)

Liesbeth Heering, demographe, NIDI (Pays-Bas)

Barbara Herzog-Punzenberger, sociologue, Université de Vienne (Autriche)

Michele Lamont, sociologue, Harvard university (US)

Philippe Losego, Sociologue, Haute Ecole Pedagogique, Lausanne (Suisse)

Claudio Lucifora, économiste, Universite Cattolicà et ERMES (Italie)

Timo Makkonen, juriste, Université d’Helsinki (Finlande)

Marco Martiniello, sociologue, FNRS (Belgique)

Douglas S. Massey, sociologue, Princeton University

Tariq Modood, sociologue, Université de Bristol (UK)

Rinus Penninx, Coordinateur du Réseau d’Excellence IMISCOE

Karen Phalet, social psychology and sociology of migration, Universities of Utrecht and Leuven (Netherlands and Belgium)

John Solomos, sociologue, City University London (UK)

Marc Swyngedouw, politiste, Université de Leuven (Belgique)

Dominic Thomas, Chair & Professor, UCLA (US)

Marta Tienda, sociologue, Princeton University

Gerard J. van den Berg, économiste, Free University, Amsterdam

Steven Vertovec, Anthropologue, Max Planck Institute for the study of religious and ethnic diversity (Allemagne)

Raivo Vetik, politiste, Université de Tallin (Estonie)

Meng Xin, économiste, Australian National University (Australie)

Klaus Zimmerman, economiste, Bonn University, Directeur de l IZA (Bonn) et President du DIW (Berlin)

Aristide Zolberg, Politologue et historien, NSSR New York (US)

Publié par Mouvements, le 13 février 2008. http://www.mouvements.info/Enquete-sur-la-diversite-le-savoir.html

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3 Messages de forum

  • Chers collègues de sciences sociales,

    - Il ne vous a pas échappé que le président élu de la république française multiplie les discours racistes, contre les Africains puis contre les musulmans. Il ne vous a pas échappé qu’il souhaite trier les émigrés selon leur couleur en acceptant plus facilement des émigrés non qualifiés des pays de l’Est que de la noire Afrique (même si ceux-là sont chaque année plus de 8000 à se noyer en méditerranée du fait de sa politique de fermeture des frontières)

    - Il ne vous a pas échappé que l’information des médias à grande audience est sévèrement canalisée, et que l’on entend toujours parler le même petit nombre d’autoproclamés "experts" accrédités par les patrons des médias, eux mêmes nommés par le pouvoir.

    - Il ne vous a pas échappé que les tabous humains les plus élémentaires sont sérieusement ébranlés actuellement quand on en est à arracher violemment des enfants à leurs parents, à enfermer des nourrissons, des handicapés et des femmes enceintes... (je vous renvoie aux rapports alarmants de la Cimade).

    - A quoi va servir votre enquête dans ce contexte ? Quelles garanties avez-vous sur la manière dont elle sera utilisée ?

    - La discrimination on la connaît déjà pas mal : on sait très bien que les entreprises comme les propriétaires de logement discriminent selon la consonance des patronymes et selon le lieu d’habitation.

    La comparaison des taux de chômage à diplôme égal, selon le lieu d’habitation (en zone dite "sensible" ou en dehors) est parfaitement parlant : le taux de chômage des habitants des zones dites "sensibles" est beaucoup plus élevé surtout pour les hommes, même si ils ont des diplômes du supérieur. Cela résulte d’une combinaison de discrimination sociale et raciale, mais on sait bien les deux se renforcent souvent.

    - Face aux discriminations, est-ce vraiment la connaissance qui manque ???

    Je pense que c’est avant tout la volonté politique qui manque et sur ce point votre enquête n’apportera rien du tout.

    - Le thème que vous avez choisi est très délicat à manier dans la période actuelle, où le respect humain n’est pas ce qui gouverne la politique.

    Il ne faut pas laisser croire qu’on peut catégoriser un être humain selon son appartenance culturelle, que celle-ci n’est pas plurielle, et que cette appartenance est stable et non susceptible d’évolution (parfois rapide...).

    Pourquoi des questions sur la couleur de nos peaux ? Quel est l’intérêt ?

    Bref, avant tout, expliquez nous la problématique de votre travail, à quoi il pourrait servir selon vous, et comment vous pourriez éviter que les résultats ne soient utilisés pour renforcer les discriminations.

    Cordialement

    PS : je n’ai rien à voir avec SOS racisme

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  • Enquête sur la diversité : le savoir que refuse SOS Racisme

    25 novembre 2007 12:13, par emmanuelle le texier
    je souhaiterais m’associer à la signature de ce texte, si cela est encore possible : Emmanuelle Le Texier, politologue, Université de Lille 3

    Répondre à ce message

  • Enquête sur la diversité : le savoir que refuse SOS Racisme

    18 décembre 2007 23:28, par Sébastien Fath

    Bonjour,

    Je partage totalement votre analyse. Je vous félicite pour cette prise de position. J’ai posté sur mon blog une note qui fait écho à vos propos. Voici la référence : http://blogdesebastienfath.hautetfo... Je souhaiterais être intégré à votre liste de signataires. Merci de m’indiquer comment faire. Mon courriel est : faths@wanadoo.fr (NB : je suis historien, chercheur au CNRS, laboratoire GSRL)

    Voir en ligne : Statistiques de la diversité

    Répondre à ce message

auteur Un collectif de chercheurs et de chercheuses français et étrangers

Pourquoi ce texte?

Sous couvert de dénoncer l’amendement encadrant les études sur la « mesure de la diversité », placé dans la loi Hortefeux, SOS racisme a lancé un « appel contre la statistique ethnique » qui effectue l’amalgame avec une enquête préparée par l’INSEE et l’INED. En exploitant ainsi les peurs par la confusion et la désinformation, le texte a profondément indigné de nombreux chercheur-e-s qui ont voulu y répondre. Mouvements met en ligne leur manifeste, ainsi que la liste intégrale des chercheurs et universitaires qui ont signé, qu’ils travaillent en France ou sur la scène internationale. Nous mettons, par ailleurs, d’ores et déjà un texte de débat écrit par Pap Ndiaye, historien à l’EHESS. D’autres suivront. Les lecteurs de Mouvements sont invités à nous adresser des textes courts qui pourront également être mis en ligne pour contribuer au débat.

Mots clés

Racisme

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