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"L’idée d’avoir une revendication unique ne parle à personne", entretien avec David Graeber

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Mi-mars, à New York. Voilà maintenant six mois que quelques centaines d’activistes ont occupé, un soir de septembre, le parc de Zucotti, au cÅ“ur du quartier financier du sud de Manhattan. L’occupation a cessé deux mois plus tard, après son expulsion par la police new-yorkaise. Mais les militant-e-s ne se sont pas démobilisé-e-s. En cette fin d’hiver / début de printemps, ils s’affairent à préparer de grosses mobilisations, prévues pour le mois de mai : « occupy spring », le « printemps d’occupy », en référence, bien sûr, au « printemps arabe » qui les a tant inspiré. Libérés des contraintes liées à l’animation du campement, ils multiplient les actions – le 16 mars, Occupy Wall Street a même brièvement occupé, pour la toute première fois… Wall Street même, manifestant devant la bourse, à l’heure où retentit la cloche qui annonce sa fermeture pour le week-end. Les débats sont nombreux, sur les suites à donner au mouvement, les risques de « récupérations » par des organisations soupçonnées d’être proches du parti démocrates, la structuration et l’organisation de la dynamique, etc.
L’occasion de faire le point avec David Graeber, anthropologue et militant anarchiste qui a activement contribué à la préparation de l’occupation (voir son texte sur notre site).

Occupy Wall Street : une question de « pouvoir-faire », entretien avec Isham Christie

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L’occupation de Wall Street a début le 17 septembre 2011. Inspiré par les expériences égyptiennes et espagnoles, le camp a depuis essaimé un peu partout aux États-Unis, et irrigue à son tour les imaginaires des militants en lutte contre les plans d’austérités en Europe.

"Y’en a marre : une lente sédimentation des frustrations", entretien avec Fadel Barro

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"La coupe est pleine : y’en a marre" : c’est l’un des slogans des "yenamarristes", ces journalistes et rappeurs sénégalais qui mobilisent contre "la corruption, l’injustice, et la mal-gouvernance". Déjà entendu lors du Forum Social Mondial à Dakar, ce slogan s’est rapidement répandu. Sur leur pression et après quelques jours de vives tensions, le président Abdoulaye Wade avait abandonné son projet de modification de la constitution en juin dernier. À la faveur du contre-g20, Mouvements a rencontré l’un de leurs animateurs, Fadel Barro.

Le troisième âge de la démocratie

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Le mouvement des indignés n’est pas un feu de paille. Son extension rapide sur le planisphère – entre la révolution tunisienne de décembre-janvier et l’occupation de Wall Street il se passe moins d’un an – atteste qu’il touche des ressorts profonds dans la conscience des citoyens du monde entier ; les pouvoirs iraniens ou chinois craignent eux aussi comme la peste une révolution Twitter.

À propos du respect des règles du jeu : le singulier succès d’#OccupyWallStreet

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L’anthropologue David Graeber est l’un des initiateurs du campement de Wall Street, de, ce faisant, de la dynamique "occupy everywhere" ("occuper partout"). Dans ce texte, il revient sur la genèse de l’occupation et sur son étonnant succès.

À court de chewing gum

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Qui aurait pu prévoir le mouvement Occupy wall street et sa propagation au sein de petites et grandes villes à la manière de fleurs sauvages ?
John Carpenter, aurait pu et il l’a fait.

Le combat pour la "démocratie réelle" au cœur de "Occupy Wall Street"

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Le mouvement Occupy Wall Street, qui s’étend dans l’ensemble des États-Unis, ne porte pas que des revendications économiques. Il s’inscrit dans un cycle plus vaste, qui, de la place Tahrir à la Puerta del Sol, pose la question du dépassement du système politique représentatif.

19J à Barcelone. Il n’y a plus de doutes : la rue est à nous

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Le 19J était un test décisif pour le mouvement né le 15 mai dernier. L’objectif initial de la journée était de traduire en une mobilisation de rue les sympathies populaires que le mouvement avait suscitées au cours de ces dernières semaines. De plus, après la journée d’action du 15 juin devant le Parlement catalan, la manifestation du dimanche 19 juin s’est également transformée en une épreuve de force face aux adversaires du mouvement. Après le 15 juin en effet, ce mouvement s’est vu plongé dans une bataille pour défendre sa légitimité. Il devait donc montrer toute sa force dans une mobilisation de masse capable de balayer les doutes.

Manifestations du 19 Juin dans l’Etat espagnol : Indignation massive !

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La mobilisation des « Indignées » a une fois de plus dépassé toutes les prévisions en prenant massivement les rues et en démontrant le gouffre existant entre les masses et les institutions.

Les Indignées devant le Parlement. Notes sur la journée du 15 Juin à Barcelone.

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La journée du 15 juin (15J) laissera des traces. 24 heures qui en valent bien plus. Un temps accéléré et condensé. Elle marque, sans aucun doute, un point d’inflexion, au résultat incertain, dans la trajectoire du mouvement né le 15 mai dernier (15M).

Le mouvement des indignées : passer à l’étape suivante

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Cela fait déjà quatre semaines. Quatre semaines que le paysage politique et social dans tout l’Etat espagnol a été bouleversé par l’irruption d’un mouvement que personne n’attendait. Ce mouvement a déjà à son actif quelques victoires politiques face à la Junte Electorale d’abord, et face à la tentative d’expulsion du camp de Barcelone ensuite. Et, surtout, il a mis fin à la passivité résignée face aux attaques contre les droits sociaux.

“No es un botellón, es la revolución !”

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Lancé il y a plus de trois semaines, le mouvement du 15 mai est bien vivant ! Si le campement de Puerta del Sol est temporaire, le mouvement des indignés commence à s’ancrer dans les quartiers de Madrid. Le présent s’organise, ainsi que le futur.

Camp de Barcelone : V de Victoire

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Le Mouvement du 15 Mai a vaincu la première tentative de le réprimer. Ce vendredi 27 mai, l’opération d’expulsion du camp de la « plaza Catalunya » à Barcelone, le second en importance jusqu’à présent dans l’Etat espagnol, a été un échec cuisant.

La révolte des indigné-e-s, notes depuis la Plaza Tahrir de Barcelone

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Il n’y a plus de doutes. Le vent qui a électrisé le monde arabe ces derniers mois, l’esprit des protestations répétées en Grèce, des luttes étudiantes en Grande-Bretagne et en Italie, des mobilisation anti-Sarkozy en France… est arrivé dans l’Etat espagnol.