Écologiearticles newsLa nature sujet de droit : une fiction, un mythe fondateur pour changer la réalité ?Par Jean-Marie HarribeyMouvements publie la réaction critique de Jean-Marie Harribey au texte d’Eduardo Gudynas, paru dans le numéro 68 de la revue. Développement, droits de la Nature et Bien Vivre : l’expérience ÉquatoriennePar Eduardo GudynasDans le marasme de l’après-Copenhague (décembre 2009), l’espoir de parvenir à construire des politiques réellement durables est principalement venu d’Amérique La-tine ; plus précisément de la Bolivie et de l’Équateur. Les deux pays andins n’ont plus seulement attiré l’attention des militants soucieux d’observer et de s’inspirer de l’expérience de présidents et de gouvernements progressistes, issus (directement dans le cas d’Evo Morales) du mouvement social, mais ont également largement intéressé les écologistes. Evo Morales a convoqué une rencontre autour des Droits de la Terre-Mère, tandis que l’Équateur a initié le projet (en voie d’abandon) de gel des forages pétroliers dans le parc national de Yasuni. L’Équateur est par ailleurs le premier État au monde à avoir reconnu, dans sa constitution, les droits de la Nature. Le chercheur uruguayen Eduardo Gudynas revient dans cet article sur les fondements et la portée de l’expérience équatorienne. Occupons Durban et la COP-17 !Par Maxime CombesIl y a tout juste deux ans se tenait le sommet de « la dernière chance ». Copenhague a donné Flopenhague (1). Depuis, un nouveau record d’émissions de gaz à effets de serre est battu quasiment chaque année : + 6 % en 2010 (2). Les niveaux d’émissions sont aujourd’hui plus hauts que le pire des scénarios publiés par les scientifiques il y a à peine 4 ans. Nous allons vers 3 à 4°C de réchauffement climatique global et la consommation d’énergie carbonée s’accroît. Les conséquences à travers le monde sont désastreuses (3) : sécheresses en Australie et en Afrique, inondations au Pakistan et en Thaïlande, feux de forêts en Russie, montée des eaux qui menacent les îles du Pacifique, changement des saisons des pluies dans les Andes ou en Asie du Sud-Est, etc. Extraction des ressources naturelles : du pain aujourd’hui, des incertitudes demainPar Raul ZibechiEn s’appuyant sur les exemples boliviens et péruviens, Raul Zibechi, interroge ce qu’il appelle « l’extractivisme » en tant que « nouvelle étape de la financiarisation de l’économie ». A l’heure où les luttes et réflexions sur l’extraction des ressources naturelles prennent toujours plus d’importance dans de nombreux pays latino-américains, Bolivie et Equateur compris, cet article invite à s’interroger sur ce que serait un modèle de société post-extractiviste. Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale, entretien avec William SacherPar Maxime CombesEn 2008, les éditions Ecosociété publiaient Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique d’Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, révélant les agissements hautement critiquables des sociétés minières et pétrolifères canadiennes en Afrique. Les multinationales minières canadiennes Barrick Gold (premier producteur d’or mondial) et Banro poursuivent la maison d’édition ainsi que les trois auteurs pour diffamation en leur réclamant un total de 11 millions de $ canadiens, dans ce qu’il y a lieu de qualifier de poursuites-bâillon (appelées SLAPP en anglais). Le procès est prévu pour cet automne. Derrière ce procès, ce sont la liberté d’expression, le droit à l’information, le droit à la participation au débat public sans intimidation et la possibilité de publier des travaux de recherches de qualité et sans complaisance, qui sont remis en cause. Afin de soutenir (http://slapp.ecosociete.org/) les auteurs et la maison d’édition, et pour contribuer à lever le voile sur les agissements des entreprises minières sur la planète, Mouvements publie une interview de William Sacher, réalisée par Maxime Combes dans le cadre du projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org) qui explique comment le Canada est devenu un véritable "paradis judiciaire et réglementaire" pour les entreprises minières. Il contribue ainsi à une "nouvelle ruée minière" visant à satisfaire les besoins croissants en matières premières de nos modèles de consommation, sans tenir compte des conséquences environnementales, sociales et démocratiques sur les populations directement impactées par l’extraction. Là où, au contraire, un "changement de paradigme civilisationnel" serait nécessaire. Le Protocole de Nagoya sur l’utilisation des ressources génétiques : un jeu à somme nulle entre Nord et Sud ?Par Catherine Aubertin et Geoffroy FilocheLa Conférence sur la biodiversité de Nagoya a débouché sur protocole contraignant autour de "l’accès et le partage des avantages". Ce texte est un accord commercial et industriel sans lien évident avec la conservation et la préservation de la biodiversité, dont l’élaboration a permis aux pays du Sud de faire entendre leur opposition à la marchandisation du vivant et leur attachement aux droits des populations autochtones. L’importance de Cochabamba pour le mouvement altermondialistePar Georges MenahemAlors que s’ouvre le Sommet de Cancun, retour sur la Conférence de Cochabamba, qui unifie des conceptions anticapitalistes issues du mouvement ouvrier avec une tradition culturelle andine de rapports avec la nature et d’inscription dans des rapports communautaires collectifs. La Bolivie parvient ainsi à lancer une dynamique synthétisant l’opposition entre la logique capitaliste et la logique d’un développement soucieux d’équilibre écologique et social. Elinor Ostrom, le retour en grâce des institutionsPar Fabrice FlipoÀ propos d’Elinor Ostrom, « Gouvernance des biens communs », De Boeck, 2010. Déconstruire l’imaginaire extractiviste, entretien avec Maristella SvampaPar Maxime Combes et Sophie ChapelleEngagée dans le soutien d’une loi de protection des glaciers, Maristella Svampa revient sur son engagement qui vise à sortir d’un modèle de développement fondé sur l’extraction des ressources naturelles - un modèle que les Kirchner n’ont cessé de soutenir - via des multinationales, auxquelles les lois néolibérales des années 1990 accordent de nombreux avantages. Ce modèle commence à être remis en cause un peu partout en Amérique du Sud - en témoignent les débats autour de concepts comme le néo-extractivisme, le buen-vivir auquel le sommet de Cochabamba a donné une visibilité inédite. Le thon, le pirate et le mercenairePar Edouard SillLa pêche thonière n’est pas épargnée par la réapparition de la piraterie maritime. Comment les différents États concernés souhaitent protéger leur industrie ? Voici ce que Édouard Sill nous propose d’analyser. Villes en transition : imaginer des relocalisations en urgencePar Luc Semal et Mathilde SzubaChanger le système ou changer les pratiques ? Selon Luc Semal et Mathilde Szuba, les promoteurs des Villes en transition renouvellent les ré-ponses apportées à cette question en mêlant systématiquement à leur approche de la justice climatique l’échéance du pic pétrolier, peut-être déjà là . Ainsi, il ne suffirait pas de « revendiquer » mais nécessiterait de « s’y préparer » matériellement et psychologiquement. Mobilisant les concepts de résilience et de relocalisation, les transitionneurs, souvent proches du mouvement altermondialiste, seraient porteurs d’un nouveau projet « d’émancipation sous contrainte ». Une innovation dans la lutte contre le réchauffement climatique : l’Initiative YasunÃ-ITT en EquateurPar Matthieu Le QuangUn an après l’échec du sommet de Copenhague, la conférence de Cancun, au Mexique (novembre-décembre 2010) ne débouchera très probablement pas sur un accord significatif. Dans ce contexte, l’Équateur est à l’origine d’une initiative inédite, qui pourrait ouvrir un chemin vers l’après-pétrole : le président Correa a annoncé être prêt à renoncer à exploiter près de 850 millions de barils de pétrole, en échange d’une contribution significative de la communauté internationale. Retour sur l’émergence du mouvement pour la justice climatique : entretien avec Michael HardtPar Nicolas HaeringerPour Michael Hardt, Copenhague pourrait bien être une étincelle qui débouche sur un nouveau cycle de luttes - des luttes plurielles, non dénuées de contradictions. Les penser, et éventuellement les dépasser, implique un travail de théorisation, autour, entre autres, de la question des "communs" : pour sauver le climat, sortir de la propriété ? Cochabamba : ambivalence et excitationPar Tadzio MüllerTadzio Muller, militant actif du mouvement pour la justice climatique, organisateur des actions de blocage et de perturbation du sommet de Copenhague, participe à la conférence mondiale des peuples de Cochabamba. Il ne cache pas ses doutes, ses interrogations, mais aussi son enthousiasme. Le blocage du trafic aérien empêche de nombreux francophones de prendre part à cette rencontre. Privés de bloggeurs, Mouvements et Mediapart vous proposent donc la traduction du blog que Tadzio tient pour le Tageszeitung. Les droits de l’Homme et les droits de la nature sont les deux noms d’une même dignitéPar Eduardo GaleanoLa Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique, convoquée par Evo Morales s’ouvre ce mardi à Cochabamba. Mouvements publie la lettre de l’écrivain urugayen Eduardo Galeano, par laquelle il a souhaité s’adresser à l’ensemble des participants. Le capitalisme vert, nouveau stade du capitalisme ?Par Maxime CombesÀ propos de l’ouvrage de Dominique Nora, "Les pionniers de l’or vert", Grasset, 2009. À propos du modèle néolibéral équatorienPar Roger BurbachAlors qu’il entame sa quatrième année à la tête de l’Etat équatorien, Rafael Correa fait aujourd’hui face à un défi majeur de la part de certains des acteurs sociaux qui l’ont propulsé au pouvoir, sur fond d’exploitation des ressources naturelles. Défendre la "Terre-Mère" à CochabambaPar Christophe Aguiton et Nicola BullardLe séminaire organisé à Porto Alegre pour les 10 ans du Forum Social Mondial a été l’occasion de préciser le principe de la Conférence sur le changement climatique, convoquée par la Bolivie, après l’échec de la conférence de Copenhague. À Copenhague, c’est de nous-mêmes dont il est questionPar George MonbiotLes discussions à Copenhague ne tournent pas qu’autour du changement climatique ; il s’agit avant tout de savoir quel genre de personnes nous voulons être. Nos dirigeants mettent en scène une arnaque à CopenhaguePar Johann HariAperçu des méthodes avec lesquels les pays riches coulent les négociations plus rapidement que ne fondent les glaces de l’Himalaya. "Protéger les riches" : le plan B de CopenhaguePar Oscar ReyesLa fuite du texte de la déclaration politique qui pourrait conclure la conférence de Copenhague révèle des arrangements en coulisses entre pays industrialisés qui n’offrent pas grand-chose au reste du Monde. Pourquoi nous devons sauver le protocole de KyotoPar Lim Li LinLe texte sur lequel travaille la présidence danoise de la conférence de Copenhague, publié ce 8 décembre par le Guardian, ne laisse guère de doutes : les pays industrialisés souhaitent abandonner le protocole de Kyoto. Un protocole largement imparfait - mais bien meilleur que l’accord qui le remplacerait. Copenhague : les pays riches mènent les négociations, et nos sociétés, dans l’impassePar Maxime CombesA la veille de l’ouverture du sommet de Copenhague sur le changement climatique (7 – 18 décembre), les pays riches ont mené les négociations dans l’impasse. Le constat peut apparaître dur et définitif, il est pourtant fondé. Haraway : Réinventer la naturePar Pierre CharbonnierNOTE DE LECTURE. D. Haraway, Des singes, des cyborgs et des femmes. La réinvention de la nature. Trad. Oristelle Bonis, préf. M.-H. Bourcier, Jacqueline Chambon, 2009. 29 Mai 2009. Une nouvelle approche politique est possible !Par Francine BavayDOSSIER NPA. Mouvements poursuit la mise en débat du Nouveau Parti Anticapitaliste, avec Francine Bavay, vice-présidente du Conseil Régional d’Ile de France. 12 décembre 2008. Quand la France braconnePar Jade LindgaardDOSSIER GRENELLE "OGM". Alors que le gouvernement s’apprête à prendre des engagements pour la protection de la nature, force est de constater que la France bafoue allègrement une bonne partie des textes qui la contraignent sur le sujet. 22 octobre 2007. Cet épi de maïs qui cache la forêtPar Edouard MorenaDOSSIER GRENELLE "OGM". Urgence écologique et besoin des acteurs de trouver leur place dans la reconfiguration du champ écologiste : au départ conflictuelle, la question des OGM est devenue le sujet d’un consensus inattendu. 22 octobre 2007. Alerte à l’expertisePar Thomas HeamsDOSSIER GRENELLE "OGM". Délaissée par le Grenelle, l’expertise sur la santé et l’environnement est pourtant centrale, explique le chercheur André Cicolella, après la sortie d’un rapport controversé sur les causes du cancer. 22 octobre 2007. Dix-huit mois décisifsPar Arthur Le Floc’hDOSSIER GRENELLE "OGM". Comment la proposition d’une petite ONG est-elle devenue promesse électorale puis engagement présidentiel ? Chronologie d’un processus marqué par l’emballement médiatique pour l’environnement. 22 octobre 2007. Des émeutes pour sauver la forêt de MabiraPar Florence Brisset-FoucaultDOSSIER GRENELLE "OGM". En Ouganda, un projet de destruction de forêt a suscité une réaction surprenante de la société civile. Histoire d’une mobilisation écologiste dans un contexte de pauvreté extrême. 22 octobre 2007. L’écologie profonde est-elle un humanisme ? IIPar Baptiste LanaspezeQu’est-ce que le courant de l’écologie profonde et pourquoi est-il assimilé en France à un "totalitarisme vert" ? Deuxième volet de l’analyse de Baptiste Lanaspeze. L’écologie profonde est-elle un humanisme ? IPar Baptiste LanaspezeQu’est-ce que le courant de l’écologie profonde et pourquoi est-il assimilé en France à un "totalitarisme vert" ? Premier volet de l’analyse de Baptiste Lanaspeze. |